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Par Laurie Ricard-Girard 
C’était un vendredi soir orageux d’automne. Il était 23:00. Ou peut-être 23:30 aussi, je l’ignore. À cet instant, plus rien ne m’importait. J’étais dans ma chambre, assise sur le bord de mon lit, pleurant toutes les larmes de mon corps. Je tremblais de la tête aux pieds, mon pot de pilules à la main. J’étais dans un état mélancolique depuis des mois, je n’en pouvais plus. J’étais épuisée, épuisée de me battre sans cesse contre moi-même. Est-ce que ça valait la peine de me battre une soirée de plus? Abandonner me semblait tellement plus facile. Tellement plus simple. Tellement moins douloureux. Quelques pilules en trop et ma souffrance disparaissait. C’était ma seule option. Du moins, c’est ce que je croyais.
Les idées suicidaires parviennent lorsque la souffrance est devenue trop grande et que la personne ne sait pas comment la diminuer avec les moyens qu’elle connaît déjà. Souvent, on voit le suicide comme notre dernière option. En vérité, le suicide n’est jamais une option. Il y a toujours des solutions, peu importe les circonstances.
Ces idées noires sont plus courantes qu’on le croit ; chaque jour, au Québec, environ 3 personnes s’enlèvent la vie et 8 personnes sont hospitalisées car elles ont tenté de le faire. Ces idées se cachent sous de multiples visages. Chacun de nous peut avoir à agir pour prévenir le suicide d’un ami, d’un membre de la famille, d’un collègue ou même d’un inconnu. Afin de reconnaître les signes d’une personne qui pense au suicide, il faut être vigilant.
Les personnes concernées donnent généralement des signes de détresse comme des mots, des comportements, des émotions ou des indices cognitifs. La personne ayant des idées suicidaires peut employer des mots significatifs comme, par exemple, « je veux en finir », « la vie ne vaut plus la peine d’être vécue » ou « vous seriez tellement mieux sans moi ». Du côté des comportements, elle peut avoir tendance à s’isoler. Elle peut avoir des troubles du sommeil ou de l’appétit et manquer d’énergie ou, au contraire, être plus agitée qu’à l’habitude. Pour ce qui en est des indices émotionnels et cognitifs, la personne en question peut paraître triste, découragée, agressive, irritable et ennuyée. Elle peut également avoir de la difficulté à se concentrer, manquer de motivation et avoir des pertes de mémoire. Il faut tout de même faire attention si, soudainement, l’humeur de la personne s’améliore. Ce changement soudain peut signifier que la personne a planifié son suicide. Elle ne va donc pas mieux, mais de sa façon de voir la situation, elle croit qu’elle arrêtera bientôt de souffrir ou de faire souffrir les autres.
Si vous avez des idées suicidaires ou si vous connaissez quelqu’un concerné par ces dernières, c’est un signal d’alarme que vous devez prendre très au sérieux. Allez dès que possible chercher de l’aide auprès d’un professionnel.
Voici une liste de quelques ressources d’écoute et de soutient :
– Services d’urgence (911)
– Info santé, (811)
– Tel-jeunes, (1 800 263-2266) ou (514 600-1002) par texto
– Association québécoise de prévention du suicide, (1 866 277-3553)
– LigneParents, (1 800 361-5085)

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