Par Simon Calille 
800 millions d’euros, une somme colossale me direz-vous. Un montant aux proportions si immenses que la majorité d’entre nous ne peut réellement le concevoir. Pourtant, il s’agit bien du montant reçu par le gouvernement Français en moins de 24 heures suite à la tragédie de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, survenue le 15 avril dernier.
Pour ceux qui l’auraient oubliée, bien que cela soit peu probable, la cathédrale de l’archidiocèse de Paris, située sur l’île de la Cité, a été ravagée par les flammes lors de rénovations de routine. La nouvelle concernant ce bâtiment légendaire a fait le tour du monde et l’afflux de dons ne s’est pas fait attendre. Or, où sont les dons pour la forêt amazonienne?
Depuis le 11 août dernier, l’État d’Amazonas, au Brésil, est en état d’urgence en raison de la propagation des feux de forêt dans la région. Depuis le début de 2019, c’est plus de 75 336 incendies qui ont été détectées dans tout le Brésil, incluant 9 507 nouveaux brasiers entre le 19 et le 22 août dernier. Selon l’INPE (l’Institut Nationale de recherche Spatiale du Brésil) il s’agit d’une augmentation de près de 84% du nombre d’incendies observées à pareil date en 2018, mais personne n’en parle. Les médias n’accordent que très peu de temps d’antenne à ce sujet et de ce fait, nombreux sont ceux qui ignorent que le « poumon de la planète », la plus grande forêt humide de la terre, la forêt qui à elle seule nous fournit 20% de notre oxygène et absorbe 14% du dioxyde de carbone que nous émettons, est compromis.
Ce qui est le plus désolant dans toute cette histoire, c’est que la cupidité humaine en est la cause principale. Ce n’est pas par simple coïncidence que le nombre d’incendies a augmenté de manière considérable depuis l’arrivée au pouvoir du président brésilien Jair Bolsonaro, en janvier 2019. Nombreuses sont les institutions environnementales qui accusent le président Bolsonaro d’avoir incité les agriculteurs et les bûcherons du pays à défricher les terres qu’ils occupent ; une pratique qui en moins de 50 ans est responsable de la déforestation de 20% de la forêt amazonienne, soit près de 777 204 km2 de végétation. Pour mettre en perspective, il s’agit de l’équivalent de 145 493 402 terrains de football américain ou bien 13 150 fois l’île de Manhattan.
En bref, nous sommes littéralement en train de détruire l’un de nos biens les plus précieux, notre existence. La terre n’a pas besoin de l’Amazonie pour continuer d’exister, mais on ne peut en dire autant pour nous. Nous devons agir dès maintenant. Il serait dommage que l’homme, le véritable roi de la jungle, devienne le premier animal à provoquer l’extinction de sa propre espèce.

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